Je m’appelle Bernard Hennebert. Depuis une trentaine d’année, je suis un journaliste-animateur. Pour moi, l’objectivité n’existe pas. En son nom, on cultive souvent un pluralisme flou et lâche qui évite les vrais enjeux et permet au journaliste de ne pas s’engager.

Par contre, je revendique que les journalistes soient considérés comme des humains subjectifs. Certains sont honnêtes et d’autres, pas. Certains connaissent leurs dossiers, savent s’exprimer et vénèrent l’investigation, et d’autres pas.

Monomaniaque, voilà donc une trentaine d’années que je poursuis le même objectif: créer les droits (et les devoirs) des usagers dans un secteur en plein développement, celui du « temps libre »: les lecteurs de la presse écrite, les auditeurs, les téléspectateurs, les acheteurs de DVD, de CD ou de places de concerts, les visiteurs de librairies, de musées, de salles de cinéma ou de parcs d’attractions, etc.

Pour protéger la culture et les médias, s’opposer à ce qu’ils deviennent des « produits » comme les autres, il faut développer un contre-pouvoir, celui du « public ».

Jusqu’à présent, dans ces secteurs-là, on ne soutient principalement que les intérêts des créateurs et des industriels. De nouvelles associations d’usagers axées sur cette thématique devraient prôner le respect de la diversité et les droits des minorités.

Les résultats des activités culturelles et les effets des médias sont désormais aumoins aussi influents que l’éducation scolaire sur les mentalités de chacun d’entre-nous, du berceau au tombeau. Est-ce un hasard si ce secteur est délaissé par les associations de consommateurs traditionnelles? Quant aux médias, eux qui gagnent de plus en plus d’argent avec l’omniprésence de la promotion culturelle, ils n’ont aucun intérêt au développement des droits des consommateurs… de médias et de cultures. Il s’agit-là donc d’un no man’s land qu’on se garde bien d’aborder.

Ce secteur « tabou » constitue mon principal champ d’investigation et d’action. J’écris sur cette thématique. J’agis également.

Bénévolement, sans le soutien de sponsor, ni de publicitaires, sans aucune aide publique, j’ai créé ce site le 1er février 2003.

Il propose une part importante de ma documentation, de mon travail d’investigation et de mes actions entreprises ces dernières années.

Puisse sa lecture créer d’autres vocations d’activistes « du temps libre ».

Si, à votre tour, vous agissez en fonction du bien public pour rendre les activités « du temps libre » plus humanistes et plus citoyennes, ne manquez pas de me faire part de votre expérience et de vos réflexions: bernard.hennebert@consoloisirs.be

Informons-nous… pour agir

Je termine ainsi l’avertissement de mon premier livre paru en février 2003, « Mode d’emploi pour téléspectateurs actifs »: « …La télévision (idem pour les autres activités du « temps libre ») n’est qu’un exemple parmi d’autres. Au travers de cette thématique, je souhaite montrer plus globalement que tout citoyen, s’il en fait son hobby et sa passion, peut participer à la gestion de la cité, seul ou en groupe, et ainsi repousser les frontières du fatalisme, des extrémismes et, donc, de l’apolitisme ».

Le présent site propose de nombreux exemples belges. Pourtant il s’adresse aux citoyens du monde entier. Tout particulièrement aux Européens et aux habitants de la Francophonie.

J’appelle « jalousie culturelle » le fait de copier chez soi une pratrique positive qui existe dans un autre pays. Et vice-versa.

Ainsi, je suis fier de m’être battu pendant trois ans pour que la Belgique francophone adopte deux « nouveautés » made in France: la signalétique jeunesse pour les chaînes de télévision (dite aussi signalétique anti-violence) et une émission de médiation TV analogue à « L’Hebdo du Médiateur » de France 2 (chaque samedi à 13H20). J’espère qu’un jour, en France et ailleurs, les télévisions de Service public adopteront un acquis belge: l’obligation pour la RTBF (l’office de radio-télévision de service public francophone) de répondre à tout le courrier du public endéans les 30 jours ouvrables et de « manière circonstanciée » (cette obligation est en application depuis le 1er janvier 2002 et est le point de départ obligé pour tout dialogue entre tout service public et ses usagers).

Rendons-nous jaloux! Exportons nos « pratiques » positives… Et exigeons que les journalistes en parlent plutôt que de monopoliser leurs réflexions sur la promotion de diverses émissions crapuleuses et crapoteuses des chaînes de télévision étrangères.

Envie d’en savoir plus sur l’auteur de ce site?

Consultez ma biographie, riche en photos et rencontres de personnalités telles que Brel, Brassens, Peyo, Maxime Le Forestier, Dick Annegarn, etc.