Plainte adressée au CSA le 27 mai 2005

La RTBF: de plus en plus sourde

Voici le texte de la plainte que j’ai envoyé au Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, le 27 mai 2005, à propos de la traduction en langue des signes du JT de 19H30 de la RTBF.
Cette plainte fait également l’objet d’une lettre publiée par le courrier des lecteurs de « La Dernière Heure », le 1er juin 2005.

Madame la Présidente du CSA,

Plusieurs soirs de suite, dont les 25 et 26 mai 2005, sur La Deux, la RTBF a coupé abruptement la fin de ses diffusions du journal télévisé de début de soirée en traduction par gestuelle (par exemple, le 26 mai, à 19H52).

Il s’agit là d’un irrespect scandaleux pour son public de sourds et de malentendants ainsi que d’un non-respect de son obligation contenue dans son contrat de gestion.

J’invite le CSA à visionner la RTBF ce soir et les soirs suivants pour étoffer le nombre de jours de dérégulation afin d’être plus correct avec la sombre réalité des faits.

Je dépose donc plainte et espère qu’une sanction dissuasive contraindra la direction du Service public à mieux respecter à l’avenir cette tranche du public.

On a vu, à d’autres occasions, la RTBF, diffuser cette version du JT à une heure tardive où probablement nombre de sourds et malentendants dorment! Il me semble donc que la RTBF, au moins sur ce thème, respecte peu l’esprit de ses obligations.

Ce mardi 31 mai 2005, vers 1H25 du matin, a été proposée par la RTBF sur La Deux la traduction en langue des signes du JT de 19H30 de la veille (lundi 30 mai 2005).

Elément aggravant, le télétexte de la RTBF n’indiquait même pas cette programmation.

Lors de l’élaboration du prochain contrat de gestion de la RTBF, le CSA pourrait-il soumettre à la Ministre de l’Audiovisuel un avis qui précise mieux cette obligation?

Il me semble qu’il faudrait indiquer que l’heure de la diffusion de la version de ce JT devrait être obligatoirement 19H30. Les jours où il y aurait du sport (et si peu de culture) en direct sur La Deux, il suffirait que la RTBF propose cette traduction sur La Une, ce qui mènerait à une fructueuse solidarité entre tous ses usagers.

Je vous prie de croire en l’expression de mes sentiments les plus cordiaux.