Pour « un code de bonnes conduites » des organisateurs culturels

Pourquoi ce ticket a retenu notre attention?

ticket_khnopff_mLes Musées Royaux des Beaux-Arts de Bruxelles ont l’habitude de faire évoluer régulièrement le choix de la petite reproduction de l’une de leurs œuvres imprimée sur leur ticket d’entrée. Pendant l’exposition consacrée en 2004 à Fernand Khnopff, sur le ticket qui permettait de visiter uniquement les expositions permanentes, était reproduite l’œuvre célèbre « Des caresses » de Khnopff… Peinture qui était décrochée de ces collections permanentes pour rejoindre l’exposition exceptionnelle et qui, donc, n’était pas accessible avec ledit ticket! La faute est vénielle mais elle indique néanmoins que les Musées semblent s’intéresser davantage à un travail de promotion au travers de l’illustration du ticket, fait qui nuit à sa mission d’informer sur le contenu du service acheté.

Plus d’infos sur la manière dont la « communication culturelle » peut induire en erreur le public…

Pourquoi cette affiche ternit l’image du Ministère de la Communauté française?

affiche_chat_mLes affiches de l’exposition de Philippe Geluck à l’Autoworld jusqu’au 16 mai prochain renseignent deux 0900 sans que leur tarification ne soit signalée, ce qui est répréhensible. Aucune adresse d’éditeur responsable n’y est imprimée.

Vers qui donc se retourner? Vers le Ministère de la Communauté française dont le sigle illustre ce matériel de promotion discutable.

Début février, nous avons donc interpellé de manière constructive Henry Ingberg et Martine Lahaye, deux éminents représentants de cette institution: « …Les affiches et le matériel promotionnel des activités culturelles respectent, nous semble-t-il, de moins en moins les usagers. Des acquis se perdent. Ne serait-il pas temps d’imposer à vos partenaires qui reçoivent des subsides un code de bonne conduite à respecter dans l’élaboration du matériel promotionnel de leurs activités? ».

affiche_chat_0900Il conviendrait de réaffirmer l’obligation d’indiquer la tarification des 0900 mais il faudrait aussi proposer des indications techniques qui mettraient fin aux présentations minuscules, incompréhensibles ou illisibles de celles-ci! On pourrait également trancher dans le débat de la pertinence de faire appel ou non à ces numéros spéciaux pour des annonces culturelles.

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Réponse positive d’Henry Ingberg et de Martine Lahaye

Dans ce « code », il faudrait également envisager pleins d’autres thématiques comme le fait de considérer comme normal que les activités culturelles mentionnent sur leur matériel promotionnel le(s) prix d’entrée, ce qui n’est plus l’usage actuellement. Etc.

À la mi-mars 2004, Henry Ingberg et Martine Lahaye ont répondu favorablement à notre demande.

Depuis lors, s’est tenue déjà avec des représentants de leur administration une réunion de travail en vue de préciser le travail qu’il faudrait entreprendre pour mener à bien la mise en place d’un « code de bonne conduite » qui devrait être observé par les différentes activités subsidiées.

Dampreny, 27 avril 2004

Notre interpellation des autorités culturelles n’est pas innocente. Nous espérons qu’elles prendront une initiative concrète pour lancer l’élaboration de ce code à l’écoute des intérêts des usagers, le 27 avril 2004. Ce jour-là, à Dampremy, la Direction générale de la Culture organise la rencontre « Communiquer la culture ». Parmi les objectifs: « Entre marketing institutionnel, marketing culturel et langage réservé à des initiés, comment se pense, se réfléchit et se pratique la communication des organismes culturels de Bruxelles et de Wallonie? »

Un atelier de réflexion y sera consacré à la présente thématique. C’est un premier pas. Mais pourquoi ne pas y annoncer une décision plus précise qui engagerait concrètement l’avenir?

Tous les détails dans l’agenda

Sur cette thématique

> Voir aussi: « Pour en finir avec l’exclusion des usagers du temps libre »