Comment Télez-Vous? N°55

8 juin 2000

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– Suite du numéro précédent: Désastre complet pour la « sœur » Nathalie Sorce, candidate belge au Concours Eurovision de la Chanson. Anne Morelli, Professeur d’Histoire à l’ULB nous écrit.
– CSA: L’A.T.A. pointe la déclaration d’Evelyne Lentzen, la Présidente du CSA, au quotidien Le Matin: « Quant à nos audiences publiques, nous sommes dans la même situation que les cours et les tribunaux et n’avons pas l’obligation de publier la date et l’heure ».
– CSA: Jos Schoonbroodt, l’un des membres minoritaires du CSA qui défendent l’intérêt des usagers dévoile un aspect des travaux (officiellement secrets) du collège auquel il participe dans Le Vif L’Express: « …Une signalétique ne serait-elle pas utile également pour indiquer la nature de ces émissions (NDLR: il s’agit d’émissions sponsorisées notamment par des intérêts économiques) afin que le téléspectateur sache vraiment et sans équivoque quel est le type de « produit » qu’il regarde? Evoquée dans une des instances du CSA à l’occasion d’un échange de vues sur un projet de réforme des dispositions décrétales sur l’audiovisuel, cette idée a suscité une certaine surprise, quelque peu énervé les représentants des chaînes de télévision et de leurs régies publicitaires avant de se retrouver dans le procès-verbal de la réunion. Pour n’en plus sortir? ».
– CSA: Bravo! Lors de sa récente condamnation, le 05/04/2000, pour « ton complaisant, manque d’impartialité, parti pris manifeste qui caractérise le but promotionnel au détriment du but informatif » de Télétourisme (RTBF) pour une émission consacrée au Club Med de Vittel diffusée un an plus tôt (17/04/1999), le CSA a enfin utilisé un nouveau type de sanction prévu dans son arsenal par le législateur, à la demande de l’A.T.A.: l’obligation pour la télévision condamnée de multidiffuser sur ses antennes un communiqué rédigé par le CSA qui annonce la sanction aux usagers.
– Le 26/04/2000, pour la première fois, l’A.T.A. a été entendue -l’entretien a duré une heure- par un Ministre de l’Audiovisuel en exercice (Mme De Permentier).
– Pas d’argent pour payer les droits d’auteur de La Cinquième? Les télédistributeurs -via Le Câble- préfèrent se payer une maxi campagne publicitaire pour tenter de revaloriser leur image: à propos de votre télédistributeur, « il se dit que si vous ne pensez jamais à lui, c’est qu’il fait plutôt bien son travail »…
– Bernadette Wynants, Députée communautaire, propose la création d’un Conseil chargé d’examiner des plaintes adressées aux médias.
– L’A.T.A. demande que les sourds et les malentendants ne soient pas privés de JT avec traduction en langue des signes durant l’Euro 2000. Gérard Lovérius, Directeur de la Télévision (RTBF) répond que cela ne sera le cas que le 18/06/2000.
– L’A.T.A. publie la pétition de l’APEDAF qui demande que Les Niouzz soient proposées avec une traduction en langue des signes.
– L’A.T.A. publie trois courriers auxquels le Service de Médiation de la RTBF tarde à répondre. Le plus ancien date de… 1998. Il est vrai que la réglementation ne précise pas dans quel délai la RTBF doit répondre! En résumé, ces lettres demandent que la RTBF ne commence pas la diffusion de certains programmes avant l’heure annoncée dans les horaires publiés par la presse écrite; s’il est préférable de parler de « la mort de Sémira Adamu » ou de « la mort par étouffement de Sémira Adamu »; s’il vaut mieux afficher les dates d’enregistrement en début d’émission plutôt que dans le générique final.
Le 25/05/2000, l’A.T.A. adresse une plainte à la ministre De Permentier sur ce mauvais fonctionnement du Service de Médiation.
– Le rapport annuel de la RTBF est plutôt un outil promotionnel qu’un « bulletin » qui permettrait aux parlementaires de se faire une idée précise de l’état de santé du Service public. L’A.T.A. y relève même de petits mensonges: on y apprend que « Jean-Claude Defossé rend son tablier » pour expliquer l’arrêt de son émission Contre-pied. En fait, c’est la Direction qui l’a empêché de poursuivre son travail! L’A.T.A. conteste une série de chiffres et l’absence d’informations gênantes pour la RTBF. Elle regrette surtout le fait que les parlementaires se laissent ainsi rouler dans la farine sans réagir… Ont-ils seulement lu ce rapport? Ne galvaudent-ils pas leur possibilité de contrôler le travail du Service public?
– L’A.T.A. publie une lettre qui démontre magistralement comment RTL TVi lui répond en langue de bois. Avec un dessin à la une du journal pour stigmatiser ce fait.
– L’A.T.A. demande aux chaînes de diffuser régulièrement un spot qui expliquerait le sens des pictogrammes de la signalétique jeunesse. Gérard Lovérius, Directeur de la Télévision (RTBF), est le seul à répondre positivement, le 28/04/2000: « Je ne verrais absolument aucune objection à ce que les différentes chaînes belges qui utilisent la signalétique diffusent de temps à autre un spot reprenant les différentes icônes et leur signification ».